‘Par un jeune narrateur…’

Edito

‘Par delà les mondes connu de notre temps, il en existe un qui ne connait d’autres lois que celle de l’imagination. Ensemble, lisons des images…’

‘Les commentaires sur ce blog qui ne sont pas des spams se comptent sur les doigts, mais sa pourrait être pire, je pourrais être manchot.

Le narrateur…

23 août, 2009 à 20:45 | Commentaires (0) | Permalien


Hors sujet : Manipulation

Un homme, 29 ans, citoyen modèle, aucune infraction d’aucune sorte, écolo, nourriture bio, vacciné… Une femme, deux enfants, un boulot bien payé, une grande maison en ville. Un homme comme il en existe des milliards sur la planète.
Il s’attarde un soir sur son ordinateur, la télé est allumé, le journal de la nuit annonce une nouvelle réforme du ministère de l’éducaton nationale visant à supprimer de nombreux postes.
Il lit ses e-mails. Un collègue de boulot lui a envoyé un message et un article curieux.

‘Tu crois que c’est vrai ?’

Intrigué, l’homme décide de lire.

Trainées chimiques dans le ciel : théorie devenue réalité

Le traînées chimiques sont différentes des traînées blanches produites par les avions à réaction en haute altitude, et qui disparaissent rapidement. Les traînées chimiques semblent durer plus longtemps, avoir plus de densité et apparaissent souvent en nombre élevé, comme si elles étaient semées par plusieurs avions. Les traînées chimiques partagent pourtant un trait en commun avec les traînées des jets: leur existence n’est plus seulement dans le domaine de la théorie d’une conspiration. Le gouvernement des USA a modifié sa position, qui consistait à nier l’existence des traînées chimiques, et a rendu publique de l’information sur des projets qui, soit provoquent des traînées chimiques, soit ont une relation avec ce phénomène dans notre ciel.

C’est un changement important. Même si on ne connaît pas encore les motifs ou le processus de création de ces traînées, on sait maintenant qu’elles existent réellement, et non pas seulement dans l’imagination de quelque théoricien d’une conspiration.
Selon la NASA, ces expériences devaient permettre d’étudier les vents dans la haute atmosphère, lesquels ont des effets sur les systèmes de communication, les satellites, les systèmes produisant l’énergie et la réceptions des satellites fixes. En fait, les fusées sement un composé chimique, le trimethylaluminum (TMA), qui brûle en présence de l’oxygène et produit des traînées très visibles, même la nuit. Le TMA est un produit très toxique au contact.

Les rumeurs sont nombreuses, plusieurs rumeurs semblables proviennent d’endroits éloignés les uns des autres: substance gluante tombant du ciel après l’observation de nombreuses traînées chimiques, augmentation des cas d’irritation de la gorge et des yeux, asthme, etc. On a recueilli très peu de matériel provenant des traînées chimiques mais les quelques échantillons disponibles contiennent des hautes teneurs en baryum, sels d’aluminium et fibres de polymère.
Connu sous le nom de « projet bouclier », plusieurs projets en cours ont pour objectif de modifier la température. Le département de la Défense américaine a récemment publié une étude qui identifie les changements climatiques comme étant la plus grave menace pour l’Amérique. Plusieurs des projets du -’bouclier » ont pour objectif d’adoucir la température sans toutefois s’attaquer à la cause principale du problème, soit la pollution atmosphérique produite par les véhicules et les industries et qui est responsable de l’effet de serre.

L’homme somnole et jette un oeil sur le présentateur télé, ils parlent du sauvetage d’un journaliste capturé par l’ennemi. Il revient à l’article, l’esprit distant.

Appartiennent à cette catégorie d’expériences des travaux bizarres qui tentent de créer des « canaux » d’humidité contenant une charge électrique spécifique qui pourraient être utilisés pour transmettre et pour surveiller les communications à haute fréquence derrière les lignes ennemies. Certains de ces tests font partie du projet de bouclier défensif - »Guerre des étoiles »- présentement à l’étude aux États-Unis.
La quatrième catégorie d’expériences que le gouvernement américain reconnaît appartient à la guerre biologique. Selon certaines sources, les tests sont de nature défensive et ont pour but de fournir une protection en cas d’attaque biologique atmosphérique. Un des buts des expériences de ce volet serait la connaissance des vents en haute altitude mais on ajoute que des tests sont aussi faits sur la croissance et la transmission de moisissures et de bactéries par les polymers contenus dans les traînées chimiques.

Dans le contexte des expériences utilisant certains produits chimiques spécifiques, on a rapporté des cas d’asthme et de réactions allergiques au sol. D’aucuns ont avancé la théorie que le gouvernement américain fait des expériences dans le but de trouver les moyens d’inoculer l’ensemble de sa population contre des attaques biologiques.
Plusieurs de ces projets sont secrets et il est difficile d’obtenir de l’information fiable. Il s’agit peut-être de produits de l’imaginaire d’amateurs de science-fiction mais les données disponibles, quoiqu’incomplètes et souvent de nature anecdotique, nous portent à croire que, même si tous ces projets tic sont pas en cours actuellement, plusieurs d’entre eux peuvent être en train de se dérouler dans le ciel audessus de nos têtes.
Ce sont des concepts intéressants sur lesquels réfléchir, assis sur la terrasse ou dans un bateau, ou sur le quai, en regardant des traînées de nuages qui s’étendent d’un horizon à l’autre et qui prennent de longues heures à se dissiper ou se superposent aux autres nuages. Souvent les traînées chimiques se présentent sous forme de bandes parallèles ou de structures entrecroisées. La plupart du temps. elles présentent un aspect peu naturel et devraient attirer notre attention.

Il finit l’article et sans trop réfléchir, répond à son ami.

‘Non j’pense pas c’est justes des rumeurs, l’état va pas nous changer la météo
Je vais me coucher, pense au dossier pour le boulot demain.

Il éteint la télé et va rejoindre sa femme. Demain boulot.

7 septembre, 2009 à 21:31 | Commentaires (0) | Permalien


Utopie ou rêve d’enfant…

Introduction exeptionelle et reflexion personelle

L’histoire de l’humanité comprend de nombreuses fausses notes et de nombreux faux pas. Malgrès tout et contre toute attente nous survivont encore dans un monde qui pourrait ou aurait pu, par la volonté commune de l’humanité, donner une certaines égalité entre les différents peuples qui habitent ce monde. L’histoire qui va suivre n’est pas une version parfaite de l’humanité mais plutôt ma vision réaliste d’un monde qui, s’il est sujet à des imperfections, reste juste et absent de mensonges. Lorsque je dit absent de mensonges, je parle d’un libre-arbitre qui n’existe plus dans notre monde actuel. Qu’est ce que le libre arbitre ?
C’est simplement la capacité des humains à faire des choix qui sont différents d’un individus à l’autre. La capacité de choisir – et par cette idée à penser – par soi même. J’entend souvent autour de moi certains individu blâmer les humains et vanter les mérites des animaux.
‘Les animaux ne pollue pas, respecte la nature, ne s’entretuent que pour manger, ils ne connaissent pas le mensonge et sont animés seulement par leurs instincts’.
Voilà qui fait des animaux des êtres nettement supérieurs aux humains. Mais si ils étaient pourvus de la capacité à penser et à créer, serait t-il différents de nous ?
Et si la pensée et la reflexion des humains étaient des procédés néfaste à notre monde ? Une création peut-elle remplacer une destruction sans influer sur le monde ?
L’histoire qui va suivre raconte l’évolution de l’humanité sur une autre Terre, une Terre plus agréable, une Terre qui n’est pas si loin…

A suivre…

2 septembre, 2009 à 2:55 | Commentaires (0) | Permalien


Citations et culture

Lecteur, visiteur, bonjour.
Je me lève à l’instant et il se trouve que hier soir, certaines citations ont germé dans mon esprit. Je me suis empréssé de les écrires et j’aimerai les partager ici.

‘La seule nature de l’homme réside dans ses instincts animaux. Manger, Boire, Survivre.
Par ce mode de pensée, on pourrait affirmer que la nature le l’homme est définit par la culture de l’homme.’
‘Dans notre société actuelle, le seul moyen d’être un homme libre est d’être un homme riche, ou de quitter tout désir de besoin matériel qui caractérise cette même société…’

‘Comment définir clairement et simplement la culture ? La culture est l’héritage de l’humanité.’

‘L’histoire est un chapitre majeur de l’apprentissage de la culture.

‘Espérons que Dieu n’a pas crée l’homme à son image. Ou bien nous vénérons un enfant, ou bien un imbécile.’

Edit du 04/09/1992, citations et culture : ‘Je n’aime pas certains côté de l’humanité, mais comment rire avec une chèvre ?’‘Les humains ont tous les défaults du monde, c’est eux qui les ont inventés.’

‘Les citations, c’est comme les jolies filles, on les aiment et on les oublies mais on en trouve toujours des nouvelles.’

‘La vie c’est une année scolaire. Il y a les joies et les chagrins. A l’école, il y a les interros surprises et les vacances.’

‘Entre le genre philosophique et fantastique, je préfère de loin le fantastique. Bien plus interessant de lire du rêve que de retrouver dans un texte tous les malheurs du monde.’

28 août, 2009 à 12:36 | Commentaires (0) | Permalien


L’île du reflet

Thomas Fendal admirait la mer à travers le hublot de l’avion. Il venait de se réveiller, et la mer défilait sous ses yeux. Dans l’appareil, environ 200 personnes en destination de la Nouvelle Zélande. Thomas, architecte à l’aérospatiale, 32 ans, se rendait sur place pour un voyage d’affaire concernant une toute nouvelle navette dont t-il venait de créer les plans. Son financier l’attendait dans sa villa personnelle pour réfléchir à l’avenir.
-Nous arriverons à destination dans 4h, des hôtesses passeront parmi vous avec rafraichissements et collations. Bonne fin de voyage.
La voix robotique précédait de peu les hôtesses qui se déplaçait calmement à travers les passagers.
Et parmi tous ces individus qualifiés et habitué, aucun n’aurait pu prédire ce qui allait se passer dans quelques minutes.
Il n’y eu pas de choc, rien. Thomas voyait la mer se rapprochait lentement et les hôtesse demandait à tous les passagers de contrôler leur ceinture de sécurité. Bien entendu, ce fut la panique. Tout l’appareil entra dans une effervescence inattendu.
Et l’avion descendait toujours…
3000 mètres…
4500 mètres…
4000 mètres…
L’appareil ne remontait pas. Quinze minutes plus tard, l’avion était à 2000 mètres, descendant lentement mais surement.
- Mesdames et Messieurs ici le pilote de bord, en raison d’un problème inconnu, nous allons tenter un atterrissage forcé. Merci de garder vos ceintures de sécurités attachées et de rester calme.
-Un atterrissage ? Sur la mer ?
Les passagers eurent des réactions diverses de peur et de panique. Pleurs, cri, prière, ils se pensaient dores et déjà condamné.
Thomas détacha sa ceinture et remonta l’avion jusqu’au tableau de bord, expliquant qu’il était ingénieur. Lorsqu’il arriva dans la cabine, l’appareil était à 1600 mètres du sol.
-Je suis Thomas Fendal, ingénieur à l’aérospatiale, j’ai travaillé dans l’aéronautique je peut vus aider ?
Le pilote paru heureux de le voir.
-Nous ne trouvons pas la raison du problème, l’appareil descend inexplicablement vers la mer.
-Vous avez tout contrôler ? Pas de fuite ? Les ailes sont intactes ?
-Oui tout en parfait mis à part qu’il descend, répondit le pilote.
Fendal était surpris à présent.
-Retournez à votre place monsieur, nous allons faire ce que nous pouvons lui assura le Co-pilote.
Thomas, frustré d’être inutile, retourna à sa place et rattacha sa ceinture.1000m.
On pouvais discerner clairement une île sur la mer, loin devant, mais la mer était toute proche. Le pilote ne pourrais pas effectuer son atterrissage forcé.
S’accrochant comme il pouvait, Thomas tenta de trouver une position ou il serait protégé du choc de l’eau.
Le choc ne fut pas celui de l’eau mais du sable. Le pilote avait réussi à toucher l’île.
Dans une crissement d’acier, tout le flanc fut arraché lorsque l’appareil toucha le sol. Ce fut le chaos en quelques secondes, les passagers criaient et divers objets étaient projetés un peu partout dans l’avion. Une minute plus tard, ce fut terminé.
Thomas sentait une présence à ses côtés…une présence féminine. Ses yeux étaient lourd mais il discernait les contours d’une femme qui s’affairait autour de lui.
-Il se réveille !
Il s’assit et tenta d’ouvrir complètement les yeux. Une lumière l’éblouissait, l’empêchant de retrouver la vue.
-Je suis où ?
-Alors sa mon vieux, personne ne le sait, lui répondit une voix grave à sa gauche.
Thomas reprenait lentement ses esprit, sa vue revenait.
Il songea à son état?
’Je suis probablement mort, c’est pour sa que je me sens si faible.’
Il évalua l’étendu de ses douleurs et se dit que, finalement, il était sûrement vivant.
Il discernait à présent une grosse masse noire ainsi que plusieurs corps allongés.
-Que se passe t-il ?
-Nous avons eu un accident, répondit une voix, seulement deux personnes sont mortes. Un couple de personnes âgées, ils sont partis ensembles…
-Ho mon dieu…
Thomas appuya la tête sur ses genoux afin de reprendre ses esprits. Lorsqu’il se releva, il avait retrouver son caractère persévérant et sa lucidité.
Apparemment ils s’étaient écrasés sur une île dont on ne pouvait encore évaluer la superficie. Une forêt s’étendait au centre de l’île. On pouvait distinguer au loin une chaîne de basses montagnes.
Le premier reflexe de Thomas fut de compter les passagers.
-C’est déjà fait.
Le pilote s’approchait de lui, un bras recouvert de sang.
-Nous sommes cent-soixante- sept, c’est un miracle. Nous étions cent-soixante-neufs au départ. C’est incroyable, nous aurions dû tous mourir.
Thomas observait les passagers autour de lui. Chacun d’eux affichait des visages terrorisés.
-Comment allons nous survivre ici ? demanda Thomas.
-Les secours arriveront dans une petite semaine je pense. Le temps de déplorer le vol et de retrouver l’appareil.
Plusieurs passagers s’activait, téléphone portable levé au dessus de leur tête, cherchant un peu de réseau. Bien entendu, ils ne leurs étaient d’aucune utilités ici.
Peu à peu, les cent soixante sept passager s’organisèrent afin de se nourrir en territoire hostile. Thomas Fendal s’avéra rapidement un excellent meneur. Ils formèrent de petits groupes et se lancèrent à la recherche de fruits au cœur de la forêt. Ils se rendirent comptent qu’ils n’y aurait jamais à manger pour tout le monde. Certains laissaient la tâche aux autres de chercher la nourriture pour eux. Des conflits éclatèrent. Thomas Fendal prônait une politique de partage des ressources, quitte à manger peu, ils mangeraient tous. Dans un premier temps, l’affaire semblait fonctionner même s’ils avaient faim. Pourtant le lendemain, le compte des survivants s’affichait à cent-cinquante-six. Plusieurs individualistes étaient partis se réfugier dans la forêt, préférant se nourrir pour leur propre compte.
Ce jour là, des conflits éclatèrent à nouveau. Rendu irascible par le manque de nourriture, un petit groupe criait après certains survivants qui ne cherchait pas assez à leur goût.
Ils s’enfuirent ensemble pendant la nuit. Le compte affichait au matin cent-trente-trois survivants sur la plage.
Il ne fallut que deux jours de plus pour voir arriver les premiers affrontements. Le clan de la plage était dirigé pas Thomas. Cent-cinq survivants le suivaient tandis que soixante-deux avaient rejoint un certains Bertrand Livaux au cœur de la forêt. Chaque jours, le clan de la plage partaient dans la forêt pour se nourrir. Bertrand était sans pitié et commençait à inciter à la violence pour défendre son ’territoire’. Peu à peu, le groupe de Thomas fut attaqué, des passagers moururent. Bien entendu, ils ripostèrent.
Quatre jours de violents combats. Armé de bâtons taillés, les morts furent nombreux.
Les secours arrivèrent environ une semaine plus tard, comme l’avait prédit le pilote.

***

- L’avion 17206 a destination de la Nouvelle-Zélande a été retrouvé ce matin par une équipe de secours. Il semblerait qu’il n’y est pas de survivants, l’avion s’est écrasé sur une petite île en pleine mer. Soixante-dix-sept corps ont été retrouvé sur la plage, sans vie. De nombreux hématomes ont causés la mort des passagers durant le crash. Les quatre-vingt-douze passagers restants n’ont pas encore été retrouvés.

***

-Alors Sekh ? Cette expérience ?
-Ils sont tous morts, répondit le petit dieu.
-Tu as raté l’atterrissage de l’avion ?
-Non, mais l’île n’accueillait pas assez de nourritures pour tous. Ils ne se sont même pas mangé entre eux, expliqua le jeune dieu, ils se sont contentés de s’entre tuer pour quelques fruits.
Le grand dieu prit un air savant.
-Tu sait, les humains sont des êtres particuliers. Ils sont encore jeunes. Apprend à les guider vers une évolution correcte et tu seras un grand dieu un jour.
L’enfant acquiesça et s’en retourna vers ses jouets.

25 août, 2009 à 0:56 | Commentaires (0) | Permalien


Il était une fois sous la montagne…

Dans une montagne oubliée par les grandes villes de notre temps vivait un peuple de petits hommes audacieux qui avaient aménagé la roche à l’aide de pioches d’outils divers, il y a plusieurs siècles de cela. Ils restaient cloitrés au sein de la montagne depuis plusieurs dizaines et même centaines d’années, se nourrissant d’élevage et s’éclairant à la lueur de torches enflammées.
Dans cette ville sous la montagne, le roi s’ennuyait ferme. Pas de guerres à mener, pas d’histoires d’aventures, sa seule occupation résidait dans l’écoute d’une musique morne et répétitive, et de spectacles lassants, si bien qu’un jour, il convoqua devant lui un de ses sujets.
Le petit homme, intrigué, se présenta devant son roi afin d’apprendre ce qu’on lui voulait.
-Hé bien, mon roi, tu m’a fait demander ?
Le roi, confortablement installé sur son trône de pierre mis quelques secondes à répondre.
-On m’a dit un jour qu’il existait un autre monde hors de notre montagne, une terre différente de la notre, avec un peuple étrange et de curieuses coutumes.
Il fit une pause, le regard perdu dans le vague. Lorsqu’il repris, ce fut sur un ton calme et rêveur :
-J’aimerais que tu intègre ce peuple pendant une année et que tu revienne me conter ton récit.
Le sujet eu un sursaut de surprise.
-Sortir ? De la montagne ? Pendant un an ?
-En effet. Tu as trois jours pour te préparer.
-Très bien, comme vous voudrez, répondit le petit homme les yeux toujours écarquillé par la surprise.
A la fin des trois jours, le roi laissa son sujet s’en aller vers les bords de la montagne.
A partir de ce moment, le roi ne pensait plus qu’a son explorateur, souhaitant de tout son cœur qu’il réussissent à s’intégrer au sein du peuple inconnu qui vivait hors des murs de pierre.
Que va-t-il trouver en dehors de la montagne ? Il laissait souvent son imagination vagabonder sur les plaines et nager sur des lacs au reflets d’argents, s’occupant de moins en moins des affaires du royaume sous la montagne.
A la fin des trois cent soixante cinq jours qui composent une année entière, il attendit son sujet aux portes de la ville de pierre, mais celui-ci ne vint pas. Pas plus que le lendemain, ni le surlendemain. Et puis, au commencement  du troisième jour d’attente, il vit arriver devant lui son infiltré accoutré d’une bien curieuse façon. Il était vêtu d’un assemblage de pièces de tissus noires et blanches et de chausses brillantes.
Dès son arrivée, il le fit venir à sa table afin qu’ils partagent ensemble le repas royal. Le sujet demanda des vêtements convenables et on lui emmena un assortiment de peau véritables, chaudes et douces.
Lorsqu’ils furent installés convenablement, le roi lui demanda de lui raconter son aventure. Voici le récit qu’il conta à son souverain :

- Erf…Une fois sortit de la montagne, je décidai de marcher au nord, certains de tomber sur une ville ou un village étranger. Dehors, une gigantesque torche flotte en l’air, éclairant un vaste horizon bleu que les humains – c’est ainsi que l’on nomme le peuple qui vit à l’extérieur – appellent ciel. Au début la lumière me brulait les yeux mais peu à peu, je put distinguer clairement les alentours. Les arbres poussent à même le sol, qui est lui-même recouvert d’un tas de petites plantes vertes qu’ils nomment «herbe». Après trois ou quatre heures de marche, je suis tombé sur un étrange chemin dur et gris. Je me mit à suivre ce chemin mais à peine ai-je fait quelques mètres que je me pensais attaqué par une bête horrible. Toute bleu, rugissant continuellement et lancé à une vitesse incroyable, une « voiture » me fonçait dessus ! Il s’agit en réalité d’un moyen de transport que les humains utilisent fréquemment pour se déplacer, j’ai appris tout sa en ville.
-Il y a donc des villes ? l’interrompit de roi qui avait délaissé son assiette pour dévorer les paroles de son sujet.
-J’y vient, et donc, me remettant de mes émotions, j’ai suivit le chemin. Je me suis rapidement rendu compte qu’il valait mieux éviter le milieu du chemin, les voitures ne s’en écarte jamais. Certaines vont vers un sens et d’autres, dans l’autre sens, se croisant sans arrêt. Je suis d’abord arrivé dans un village, enfin, ce qu’ils appellent village. Le «  petit » village dans lequel je suis passé est déjà beaucoup plus grand que notre citée ! Les gens y sont aussi plus grand, ils font bien cinquante à quatre-vingt-dix centimètres de plus que nous.
Le roi eut une mimique de surprise mais n’interrompit pas son interlocuteur.
-Certains me dévisagèrent, d’autres me lancèrent des regards mauvais, d’autres surpris, mais aucun ne m’adressa la parole ou me souris. Il faut savoir que les humains ne souris pour ainsi dire jamais à quelqu’un qu’ils ne connaissent pas s’ils n’ont pas besoin de leur parler.
-Même lorsqu’ils se croisent ?
-Oui, même lorsqu’ils ne sont pas nombreux, ceux qui sourit ou salut en passant à côté de l’un de ses semblables se comptent sur les doigts de la main. Bref, je traversai le village sans encombre et reprenais ma route sur un de ces chemins gris. Ils appellent sa des routes, et les pattes des voitures sont les « roues », d’où le nom.
Le roi acquiesça , puis, impatient, li fit signe de continuer.
- Au bout de la cinquième semaine, j’ai enfin atteint une ville. Une vrai ville, la plus grande que j‘ai vu jusqu‘ici. Je me trouvais à Clermont-Ferrand du royaume de France. C’est là que j’ai décidé de m’arrêter et les difficultés ont commencés. Mes vivres commençaient à manquer et il n’y avait aucun animaux à chasser. J’ai donc demander à un de ces humains ou trouver un bon arc de chasse ou des bêtes d‘élevages pour manger.
- Tu te croit au moyen-âge le nain ? Va au supermarché, à deux rue d’ici il y a de la viande déjà morte, me dit-il en ricanant.
Surpris, j’ai remercié l’humain et j’ai cherché ce « supermarché ». Je suis arrivé devant une gigantesque maison avec des portes transparentes. Il y avait un grand U rouge accroché sur le toit.
C’est là la grande particularité des humains. Ils stockent des quantités incroyables de nourriture sur de grandes étagères blanches et, tous les jours, des hommes et des femmes viennent et échange cette nourriture contre des petits bouts de papiers colorés.
-Du papier ? L’interrompit le roi ? Mais alors les pièces n’ont aucune valeurs ! Tout le monde peut fabriquer de l’argent !
-Non non, il y a des codes différents sur chaque papier -qu’ils appellent billets – et des autocollant impossible à reproduire. Ils ont même de l’argent qui n’existe pas, dans des petits carré lumineux qu’ils appellent « ordinateur ».
Le roi fronça les sourcils.
-J’avoue ne pas comprendre.
-Je n’ai pas compris non plus, les humains sont des créatures bien étranges, ils se battent entre eux à longueur de temps, le roi ne s’occupe pas de son royaume, il délègue tout à différents ministères, ils achètent des armes avant de songer à la nourriture, nourriture qu’ils jettent par millier de tonnes. Ils installent de grand panneaux prônant l’efficacité de tel ou tel produit, ils ne s’occupe plus de leur terre mais redouble les constructions d‘usines.
Bien qu’il n’est pas tout compris aux derniers propos, le roi acquiesça et le sujet poursuivi son récit.
Il parla longuement des guerres, de la mode, de l’hypocrisie cruelle des dirigeants, des morts, de l’argent, du racisme et de tous les problèmes que rencontrent les humains à vivre en société. Il parla également de l’amour, de l’art ancien ou naissant qu’affectionne particulièrement certains humains, il parla de la musique, source de plaisir et de rêve, il parla de la capacité illimité d’un humain à faire preuve d’imagination et leurs inventions toujours plus ingénieuses.
Finalement, le roi passa le restant de sa vie à réfléchir s’il fallait ou non vivre avec les humains et mourut en emportant le mystère de l’humanité avec lui.

24 août, 2009 à 2:31 | Commentaires (2) | Permalien